En bref

Interactions entre lieux et usagers

HEAI-FR, Entreprises

EPFL, UniSanté, TOXpro SA, MINERGIE@

Joëlle Goyette Pernot

avril 2013 - juin 2020

Ce projet vise à s'assurer de la qualité de l'air mesurée dans les habitations individuelles économes en énergie, neuves ou rénovées, dans lesquelles une attention particulière est apportée à l'étanchéité efficace de l'enveloppe ainsi qu'au renouvellement adéquat de l'air, en étudiant l'exposition de la population au radon et aux composés organiques volatils.

Les mesures prises en faveur des économies d’énergie dans le bâtiment ne risquent-t-elles pas d’induire une détérioration du cadre bâti, neuf (label Minergie) ou rénové, au détriment de la santé des occupants ? Trois campagnes de mesures accompagnées d’un questionnaire détaillé, se sont succédées entre 2013 et 2016 pour répondre à cette question. Radon, composés organiques volatils (COV) et moisissures ont été quantifiés et identifiés dans un grand nombre de villas (650 au total).10% de l’ensemble des habitations dépasse la valeur de référence de 300 Bq/m3 d’air de radon parmi lesquels seuls 1/10ème sont des bâtiments neufs. La géologie impacte fortement le bâtiment. Plus de 70 substances chimiques différentes ont été identifiées à au moins une reprise dont 3 dans tous les logements, à savoir : toluène, formaldéhyde et hexaldéhyde. Environ 8% des bâtiments dépassent la recommandation de 1’000 μg/m3 de COV totaux (OFSP).

Les maisons neuves sont moins touchées par les moisissures que les maisons rénovées. La fréquence de leur détection augmente avec l’âge du bâtiment. La catégorie construite entre 1975-1999 présente plus souvent des sources de moisissures cachées dans l’espace de vie. Le fait que les résidents ne puissent identifier ces moisissures est inquiétant car leur prolifération cachée peut conduire aussi bien à une détérioration du bâti qu’à l’altération de la santé des habitants. Lorsque la source de moisissure est proche de l’espace de vie, la contamination de cet espace est possible mais aucun lien n’a pu être établi avec la ventilation. Enfin, les habitants des logements Minergie surestiment la présence de moisissures (32% positifs contre 56% dans les bâtiments rénovés) et la confondent avec d’autres détériorations du bâti telles que la présence de salpêtre.

Des solutions applicables par les professionnels pour la réalisation et l'exploitation de bâtiments de ce type ainsi que des recommandations d'usage seront adressées aux occupants sur la base des résultats obtenus.

MINERGIE® - partenaire du projet - s'engage à adapter ses directives afin de satisfaire ses clients et renforcer la qualité de son label. 

Dans le cadre de ce projet, plusieurs rapport d'études ainsi que des recommandations pour le grand public ont été publiés:

Etudes scientifiques 

Communication auprès du grand public et des professionnels de la construction

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour améliorer votre expérience utilisateur et réaliser des statistiques de visites. Lire les mentions légales