Dans le cadre de ses projets de semestre et de son travail de Bachelor, Philipp Seid a développé de A à Z un prototype de sous-marin télécommandé.

Courants, barrage à proximité, faible visibilité : certaines interventions sous l’eau présentent des risques importants pour les plongeurs. De plus, elles nécessitent d'importantes ressources humaines et matérielles, ce qui les rend rapidement coûteuses. Philipp Seid, diplômant en génie mécanique, a donc imaginé un sous-marin permettant d’effectuer des observations jusqu’à 30 mètres de profondeur, tout en ne nécessitant qu'un seul opérateur. Il a développé son prototype télécommandé en partant de zéro et réalise aujourd’hui des essais concluants dans les lacs de la région. 

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L’appareil est doté d’une structure modulaire et cylindrique, pensée pour optimiser ses déplacements dans l’eau. À l’avant, deux lumières et une caméra permettent de visualiser l’environnement sous-marin. Les hélices latérales s’inspirent de la technologie des drones. Branché à un ordinateur par un câble de 30 mètres, le sous-marin transmet des images en temps réel et se pilote à l’aide d’une manette de jeux. Il peut aussi relié directement à une bouée contenant les équipements Wi-Fi et GPS, afin d’être indépendant du bord. Sous l’eau, l’engin s’oriente grâce à un capteur de pression, un accéléromètre et une boussole électronique.

« Je voulais créer un système complet et obtenir un résultat fonctionnel. Le milieu lacustre et marin m’a toujours attiré », glisse l’étudiant.

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Deux défis majeurs : la sécurité et l’étanchéité

Le développement repose sur un processus itératif, avec plusieurs tests à chaque étape. Philipp Seid a d’abord conçu le système de commande reliant l’ordinateur aux moteurs. La majorité des pièces a ensuite été fabriquée à la HEIA-FR ou produite par impression 3D, tandis que l’électronique a été soudée sur mesure. Chaque composant a été testé individuellement avant son intégration dans le système. Une analyse thermique a également été menée afin d’éviter tout risque de surchauffe.

L’étanchéité représente un autre défi de taille. « Une fois le tube étanche fermé, il n’est plus possible d’accéder physiquement aux boutons. Un relais télécommandé permet donc d’activer le reste du système. J’ai également accordé une attention particulière aux passages de câbles, afin d’empêcher les infiltrations d’eau », précise le diplômant.

Ce travail concret pose les bases d’applications prometteuses pour les recherches en milieux lacustres. Vincent Bourquin, professeur en génie mécanique, et membre du nouvel « Axe drones » du centre de compétences ROSAS se tient à disposition de partenaires industriels intéressés par la poursuite du développement du projet.

15 luglio 2026