Innovation, transfert technologique et durabilité: autant d’engagements pour Jean-Philippe Bacher, qui contribue ainsi activement à une intégration solide de la HEIA-FR dans le tissu académique, économique et social fribourgeois.
L’innovation: des idées au marché

À la recherche de réponses aux enjeux actuels – Innovation, transfert technologique et durabilité: autant d’engagements pour Jean-Philippe Bacher, qui contribue ainsi activement à une intégration solide de la HEIA-FR dans le tissu académique, économique et social fribourgeois.

«J’aime comprendre comment fonctionnent les choses. C’est ce qui m’a toujours poussé vers les sciences techniques.» Jean-Philippe Bacher s’oriente alors vers l’ingénierie mécanique et l’automation industrielle et, ce double Master en poche, poursuit son parcours académique avec une thèse de doctorat à l’EPFL en microtechnique et robotique de précision.

S’ensuivent des expériences variées dans l’industrie. Son travail auprès de Qualimatest SA lui permet d’appliquer ses connaissances à l’implémentation et à la programmation des systèmes de contrôle qualité aux quatre coins de la Suisse. Et c’est lorsqu’il intègre Sysmelec SA en tant que responsable du groupe Technologie et Innovation qu’il décide d’enrichir son cursus par un CAS en Gestion d’entreprise auprès de la HEG de Fribourg.

«Ce qui me fascine, c’est la conversion d’une idée en innovation.» À la création, en 2009, du Pôle scientifique et technologique du canton de Fribourg (PST-FR) – créé par Jacques Bersier avec le soutien de la NPR –, Jean-Philippe Bacher en saisit d’emblée tout le potentiel: «Le transfert technologique entre les différents acteurs d’un projet, avec tout ce qui concerne le droit et la propriété intellectuelle, est un domaine passionnant. Une haute école est un creuset d’idées nouvelles, et c’est une très belle opportunité que de faciliter leur réalisation grâce aux inputs des partenaires industriels, et de favoriser leur transfert vers le marché. »

Encore en 2009, il rejoint le PST-FR en tant que conseiller technologique. La même année, il suit différentes formations auprès de l’ASTP (European association of knowledge transfer professionals), il développe l’actuel Building Innovation Cluster et intègre la HEIA-FR en tant que professeur et responsable du transfert technologique. En 2012, il participe au montage de l’institut ENERGY qu’il dirige actuellement. «Je me suis impliqué de plus en plus dans des projets liés à l’énergie dans les bâtiments. L’automation et les aspects liés à l’IT y jouent un rôle important, ce qui me permet de garder un lien avec ma formation de base et mon expertise scientifique et technique.»

Actuellement, Jean-Philippe Bacher s’engage dans le développement de partenariats stratégiques, dont il souligne l’importance pour le développement futur de l’école: évoluer vers des collaborations plus stables dépassant la démarche actuelle qui consiste à monter un projet après l’autre. Le récent accord avec le Groupe E en est un premier exemple.

L’innovation et la collaboration avec les acteurs économiques, le tout s’imbrique pour devenir un moteur de la transition. Et le professeur investi qu’il est en souligne les effets bénéfiques pour l’enseignement: «Une formation d’actualité et des professeurs connectés à la réalité du terrain.»

«La nécessité d’un mode de vie respectueux des ressources et des cycles naturels est pour moi une évidence.» C’est notamment dans le cadre du Smart Living Lab (SLL), centre de compétences interdisciplinaire et interinstitutionnel qu’il dirige pour la HEIA-FR, que Jean-Philippe Bacher développe cette réflexion : «Il y a deux composantes dans le Smart Living Lab: le smart living, qui implique une évolution vers un mode de vie plus durable, et le living lab, grâce auquel nous pouvons expérimenter nos innovations dans un contexte dynamique et vivant.» La contribution des ingénieurs? Une utilisation smart des ressources, une conception qui permette de créer un maximum de valeur avec un minimum d’impact, dans une logique d’économie circulaire et de recours aux ressources renouvelables. «Il y a dix ans, je prêchais un peu dans le désert en discutant avec les entreprises», se souvient-il.

Mais l’intelligence des ingénieurs ne suffit pas. «Je m’intéresse aussi aux dimensions socio-économiques de la durabilité. Nous ne pouvons pas nous contenter de considérer les aspects technologiques. Une remise en question de nos besoins et priorités à l’échelle individuelle et collective est essentielle, et l’éducation joue ici un rôle central.»

Bonnes nouvelles de l’actualité: de nouvelles perspectives s’ouvrent aujourd’hui au SLL, avec la réalisation du nouveau bâtiment à blueFACTORY. «Ce quartier réunit toutes les dimensions pour lesquelles je m’investis: le développement économique régional, une innovation ouverte et connectée, le transfert entre le monde académique et la société, et diverses facettes de la durabilité.»

25 juin 2021
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